Face à l’externalisation croissante des services, à la digitalisation accélérée et au renforcement des exigences réglementaires, le Third Party Risk Management (TPRM) est devenu un enjeu stratégique majeur pour les banques et institutions financières.
Longtemps perçu comme une contrainte de conformité, le TPRM s’impose aujourd’hui comme un levier clé de maîtrise des risques, de résilience opérationnelle et de gouvernance.
Qu’est-ce que le Third Party Risk Management (TPRM) ?
Le TPRM désigne l’ensemble des dispositifs permettant d’identifier, évaluer, surveiller et maîtriser les risques liés aux prestataires, fournisseurs, partenaires et sous-traitants d’une organisation.
Dans le secteur bancaire, ces tiers peuvent intervenir sur :
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les systèmes d’information (cloud, éditeurs logiciels, infogérants),
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les fonctions critiques (paiements, conservation, reporting),
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la donnée (traitement, stockage, diffusion),
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ou encore les activités réglementées et sensibles.
Pourquoi le TPRM est devenu critique pour les banques ?
1. Une dépendance accrue aux prestataires externes
Les banques s’appuient de plus en plus sur des acteurs externes pour gagner en agilité et en performance. Cette dépendance crée cependant des points de vulnérabilité :
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rupture de service,
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défaillance d’un fournisseur critique,
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perte de maîtrise opérationnelle.
Un incident chez un tiers peut aujourd’hui avoir un impact systémique sur l’ensemble de la chaîne bancaire.
2. Une pression réglementaire de plus en plus forte
Les régulateurs exigent désormais une gouvernance renforcée des risques liés aux tiers, notamment via :
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DORA (Digital Operational Resilience Act),
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les lignes directrices de l’EBA et de la BCE,
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les exigences en matière de continuité d’activité, cybersécurité et protection des données.
Les banques doivent démontrer leur capacité à cartographier, évaluer et piloter leurs prestataires critiques, tout au long du cycle de vie contractuel.
3. L’explosion des risques cyber et data
Les tiers représentent aujourd’hui l’un des principaux vecteurs de cyberattaques.
Un prestataire insuffisamment sécurisé peut exposer la banque à :
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des fuites de données sensibles,
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des interruptions de services,
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des sanctions financières et réputationnelles.
Le TPRM devient donc un pilier essentiel de la cybersécurité bancaire.
4. Un enjeu de continuité et de résilience opérationnelle
La résilience opérationnelle ne se limite plus aux systèmes internes.
Les banques doivent être capables de :
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identifier les tiers critiques,
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définir des plans de sortie (exit plans),
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tester la continuité d’activité des prestataires,
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anticiper les scénarios de défaillance.
Sans un TPRM structuré, la continuité de service ne peut être garantie.
Les piliers d’un dispositif TPRM efficace
Un TPRM robuste repose sur plusieurs fondations clés :
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Cartographie des tiers et classification selon leur criticité
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Évaluation des risques (opérationnels, IT, cyber, réglementaires, financiers)
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Due diligence avant contractualisation
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Clauses contractuelles adaptées (SLA, sécurité, audit, exit)
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Suivi continu et revues périodiques
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Gouvernance claire entre métiers, IT, risk et conformité
L’enjeu n’est pas seulement de cocher des cases, mais de créer un dispositif opérationnel, proportionné et durable.
Le TPRM : d’une contrainte à un avantage stratégique
Les banques les plus matures ont compris que le TPRM n’est pas qu’un sujet de conformité. Bien structuré, il permet de :
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sécuriser les projets de transformation,
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améliorer la relation avec les prestataires,
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renforcer la confiance des régulateurs,
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et gagner en agilité dans un environnement complexe.
L’accompagnement Safir Consulting
Nous accompagnons les banques et institutions financières dans la mise en place, la structuration et l’optimisation de leurs dispositifs TPRM, en lien avec :
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la gouvernance IT,
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la cybersécurité,
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la conformité réglementaire,
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et la résilience opérationnelle.
Notre approche est pragmatique, orientée terrain et adaptée aux enjeux métiers.

