Les 5 métiers incontournables du secteur bancaire en 2026

⏱️ Temps de lecture : 6 minutes Le secteur bancaire continue de recruter activement, porté par la transformation digitale, les exigences réglementaires et l’évolution des attentes clients. Banques de détail, banques d’investissement, asset managers ou institutions financières recherchent des profils capables de conjuguer expertise financière, maîtrise du risque et compréhension des enjeux technologiques. Découvrez les 5 métiers incontournables du secteur bancaire, particulièrement recherchés aujourd’hui. 1. Chargé de clientèle bancaire : un rôle clé dans la relation client Le chargé de clientèle bancaire est au cœur de la relation entre la banque et ses clients. Il accompagne particuliers ou entreprises dans la gestion de leurs besoins financiers : ouverture de comptes, solutions d’épargne, crédits, placements ou encore moyens de paiement. Au-delà de la vente de produits bancaires, son rôle est stratégique : fidéliser les clients, développer le portefeuille et identifier de nouvelles opportunités commerciales. 📌Profil recherché Formation : Bac+2 à Bac+3 (souvent en alternance) Compétences clés : sens du relationnel, négociation, autonomie, culture économique et financière L’alternance est particulièrement valorisée par les recruteurs du secteur bancaire. 2. Gestionnaire de patrimoine : expert de la valorisation des actifs Le gestionnaire de patrimoine accompagne une clientèle à fort enjeu (particuliers fortunés, dirigeants, entreprises) dans la structuration et l’optimisation de leur patrimoine financier. Il analyse les marchés, propose des stratégies d’investissement adaptées et assure un suivi personnalisé dans un environnement réglementaire exigeant. 📌 Profil recherché Formation : Bac+5 (Master gestion de patrimoine, banque privée, finance) Compétences clés : expertise financière, pédagogie, analyse, écoute, précision Ce métier est en forte croissance, notamment pour répondre aux départs à la retraite et à la complexification des produits financiers. 3. Analyste crédits et risques bancaires : pilier de la gestion des risques L’analyste crédits et risques bancaires joue un rôle central dans la maîtrise du risque financier. Il évalue la solvabilité des clients, analyse les dossiers de financement et formule des recommandations d’octroi de crédit en cohérence avec la stratégie de la banque. Dans un contexte de réglementation accrue, ce métier est devenu indispensable. 📌 Profil recherché Formation : Bac+5 (finance, banque, économie) Compétences clés : esprit d’analyse, rigueur, appétence pour les chiffres, capacité de synthèse En France, une grande partie de ces postes se concentre en Île-de-France, au cœur des pôles décisionnels bancaires. 4. Expert IT bancaire / gouvernance des systèmes d’information La digitalisation du secteur bancaire a fait émerger des profils hybrides à la croisée de la finance, de l’IT et de la gestion des risques. Les experts IT bancaires contribuent à la sécurité des systèmes, à la conformité réglementaire (DORA, cybersécurité, TPRM) et à la fiabilité des opérations. Ils travaillent en interaction permanente avec les équipes métiers et les directions des systèmes d’information. 📌 Profil recherché Formation : Bac+4/5 Compétences clés : analyse, rigueur, compréhension des enjeux réglementaires et technologiques Ces profils sont aujourd’hui parmi les plus recherchés par les banques et institutions financières. 5. Gestionnaire back-office bancaire : garant de la conformité des opérations Souvent moins visible, le gestionnaire back-office bancaire est pourtant essentiel au bon fonctionnement de l’établissement. Il assure la conformité, le suivi administratif et comptable des opérations bancaires : virements, prélèvements, encaissements, gestion des dossiers clients. 📌 Profil recherché Formation : Bac+2 à Bac+3 Compétences clés : organisation, rigueur, esprit d’équipe, connaissances comptables et financières 🌍 Une bonne maîtrise de l’anglais professionnel est souvent un atout, notamment dans les groupes bancaires internationaux. Pourquoi ces métiers sont stratégiques pour le secteur bancaire ? Ces métiers reflètent les grandes mutations du secteur : Renforcement de la gestion des risques et de la conformité Montée en puissance des enjeux technologiques et réglementaires Besoin d’une relation client plus qualitative et personnalisée Chez Safir Consulting, nous accompagnons les banques et institutions financières dans leurs projets de transformation, de gouvernance et de gestion des risques, en mobilisant des experts métiers capables d’intervenir sur ces fonctions clés.
Fichiers d’incidents bancaires : comprendre le rôle de la Banque de France, le FICP et le FCC

Les fichiers d’incidents bancaires sont souvent mal compris et entourés d’idées reçues. Pourtant, ils jouent un rôle clé dans le système bancaire français et dans l’analyse du risque par les établissements financiers. Chez Safir Consulting, nous accompagnons les banques et institutions financières dans la compréhension, la pédagogie et l’optimisation des mécanismes liés aux fichiers d’incidents bancaires, afin d’améliorer à la fois la gestion du risque et la relation client. Qu’est-ce qu’un fichier d’incidents bancaires ? Un fichier d’incidents bancaires est un outil de prévention du risque utilisé par les banques et organismes de crédit. Il permet d’identifier les incidents liés aux moyens de paiement ou au remboursement de crédits, afin de sécuriser les décisions bancaires. À noter : contrairement aux idées reçues, les fichiers d’incidents bancaires ne sont pas des outils de sanction mais des instruments d’information essentiels pour la gestion du risque. Le rôle de la Banque de France dans les fichiers d’incidents bancaires La Banque de France est le gestionnaire et le centralisateur des fichiers d’incidents bancaires. Elle n’inscrit pas directement les particuliers Elle ne décide pas des inscriptions ou des défichages Elle met à disposition des établissements financiers une information réglementée et sécurisée Ce sont les banques et organismes de crédit qui déclarent les incidents et demandent leur levée une fois la situation régularisée. https://www.banque-france.fr/fr/a-votre-service/particuliers/fichiers-incident-bancaire/fichier-incidents-remboursement-credits Les principaux fichiers d’incidents bancaires à connaître Le FCC – Fichier Central des Chèques Le FCC recense les incidents liés : aux chèques sans provision à l’utilisation abusive ou interdite de cartes bancaires Il concerne principalement les moyens de paiement. Le FICP – Fichier des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers Le FICP recense les incidents liés : aux retards ou défauts de remboursement de crédits aux situations de surendettement Il est systématiquement consulté lors d’une demande de crédit. Idées reçues sur les fichiers d’incidents bancaires ❌ « La Banque de France décide de l’inscription »➡️ Faux : l’inscription est effectuée par l’établissement financier. ❌ « Être fiché empêche tout accès au crédit »➡️ Faux : chaque établissement applique ses propres critères d’analyse. ❌ « Il faut payer la Banque de France pour être défiché »➡️ Faux : la régularisation se fait uniquement auprès de la banque concernée. Comment fonctionne le défichage bancaire ? Le défichage bancaire intervient : lorsque l’incident est régularisé auprès de l’établissement déclarant ou à l’issue de la durée légale maximale d’inscription Une fois la situation réglée, la banque informe la Banque de France, qui met à jour le fichier d’incidents bancaires concerné. Pourquoi comprendre les fichiers d’incidents bancaires est essentiel Une bonne compréhension des fichiers d’incidents bancaires permet de : limiter les incompréhensions et la défiance améliorer la relation client bancaire renforcer la pédagogie financière Chez Safir Consulting, nous accompagnons les acteurs bancaires dans :✔️ la vulgarisation des mécanismes réglementaires✔️ l’optimisation des parcours clients✔️ la pédagogie autour des sujets financiers complexes Comprendre les fichiers d’incidents bancaires, c’est mieux maîtriser le risque financier et la relation client.
Third Party Risk Management (TPRM : pourquoi c’est devenu critique pour les banques

Face à l’externalisation croissante des services, à la digitalisation accélérée et au renforcement des exigences réglementaires, le Third Party Risk Management (TPRM) est devenu un enjeu stratégique majeur pour les banques et institutions financières. Longtemps perçu comme une contrainte de conformité, le TPRM s’impose aujourd’hui comme un levier clé de maîtrise des risques, de résilience opérationnelle et de gouvernance. Qu’est-ce que le Third Party Risk Management (TPRM) ? Le TPRM désigne l’ensemble des dispositifs permettant d’identifier, évaluer, surveiller et maîtriser les risques liés aux prestataires, fournisseurs, partenaires et sous-traitants d’une organisation. Dans le secteur bancaire, ces tiers peuvent intervenir sur : les systèmes d’information (cloud, éditeurs logiciels, infogérants), les fonctions critiques (paiements, conservation, reporting), la donnée (traitement, stockage, diffusion), ou encore les activités réglementées et sensibles. Pourquoi le TPRM est devenu critique pour les banques ? 1. Une dépendance accrue aux prestataires externes Les banques s’appuient de plus en plus sur des acteurs externes pour gagner en agilité et en performance. Cette dépendance crée cependant des points de vulnérabilité : rupture de service, défaillance d’un fournisseur critique, perte de maîtrise opérationnelle. Un incident chez un tiers peut aujourd’hui avoir un impact systémique sur l’ensemble de la chaîne bancaire. 2. Une pression réglementaire de plus en plus forte Les régulateurs exigent désormais une gouvernance renforcée des risques liés aux tiers, notamment via : DORA (Digital Operational Resilience Act), les lignes directrices de l’EBA et de la BCE, les exigences en matière de continuité d’activité, cybersécurité et protection des données. Les banques doivent démontrer leur capacité à cartographier, évaluer et piloter leurs prestataires critiques, tout au long du cycle de vie contractuel. 3. L’explosion des risques cyber et data Les tiers représentent aujourd’hui l’un des principaux vecteurs de cyberattaques.Un prestataire insuffisamment sécurisé peut exposer la banque à : des fuites de données sensibles, des interruptions de services, des sanctions financières et réputationnelles. Le TPRM devient donc un pilier essentiel de la cybersécurité bancaire. 4. Un enjeu de continuité et de résilience opérationnelle La résilience opérationnelle ne se limite plus aux systèmes internes.Les banques doivent être capables de : identifier les tiers critiques, définir des plans de sortie (exit plans), tester la continuité d’activité des prestataires, anticiper les scénarios de défaillance. Sans un TPRM structuré, la continuité de service ne peut être garantie. Les piliers d’un dispositif TPRM efficace Un TPRM robuste repose sur plusieurs fondations clés : Cartographie des tiers et classification selon leur criticité Évaluation des risques (opérationnels, IT, cyber, réglementaires, financiers) Due diligence avant contractualisation Clauses contractuelles adaptées (SLA, sécurité, audit, exit) Suivi continu et revues périodiques Gouvernance claire entre métiers, IT, risk et conformité L’enjeu n’est pas seulement de cocher des cases, mais de créer un dispositif opérationnel, proportionné et durable. Le TPRM : d’une contrainte à un avantage stratégique Les banques les plus matures ont compris que le TPRM n’est pas qu’un sujet de conformité. Bien structuré, il permet de : sécuriser les projets de transformation, améliorer la relation avec les prestataires, renforcer la confiance des régulateurs, et gagner en agilité dans un environnement complexe. L’accompagnement Safir Consulting Nous accompagnons les banques et institutions financières dans la mise en place, la structuration et l’optimisation de leurs dispositifs TPRM, en lien avec : la gouvernance IT, la cybersécurité, la conformité réglementaire, et la résilience opérationnelle. Notre approche est pragmatique, orientée terrain et adaptée aux enjeux métiers.